Ha l’épisode 2, c’est le plus drôle !

Après avoir fait ma petite pré-rentrée le Jeudi 7, je me lance sérieusement dans la recherche de logement à Lyon. Je vais voir à différentes agences, je prends des rendez-vous avec des propriétaires, je passe mon temps dans les bus/trams/métros pour visiter des apparts pourris qui sentent le choux avec le proprio qui me dit :
« Sinon, il est très bien situé, à 5 minutes de Charpennes »
« Grave ouais. » me dis-je.
« Et c’est seulement 450 € ? c’est sympa hein ? … »
« Grave cher ouais. » me dis-je.
Là, j’ai compris que les apparts près de la fac c’était financièrement pas le bon plan.
J’ai donc commencé à élargir ma recherche un peu partout sur Lyon… Plusieurs fois, j’avais trouvé l’appart qu’il me fallait, je me disais « Attends, je vais voir celui de demain pour voir s’il est mieux gnéhéhé…» Ce genre de trucs, on peut se le dire en juillet quand on cherche un appart avec son papa, mais pas mi-septembre dans une ville envahie chaque année par 150 000 étudiants. Donc plusieurs fois, je me suis fait prendre l’appart parfois à 2h près, sympa.
J’ai commencé à voir les offres des agences diminuer au fil des jours/heures… C’est là où une idée débile est passée dans mon cerveau… Non…
Colocation ?
Ok, je commence à me pencher sérieusement sur la question… J’ai essayé de rejoindre une ou 2 colocations mais sans succès, c’est aussi très demandé ! Arf…
Samedi, dernier jour de recherche avant ma première semaine de cours. Ma carte bancaire périme, cool. Je regarde mon chéquier, mmh plus que 3 chèques, va falloir faire short les enfants.
Dimanche, je passe mon temps sur le net à chercher, à noter un maximum de coordonnées. C’est là le summum : mon disque commence à craquer et pouf plus rien. Il remarche après un tour dehors mais je suis prévenu, il va claqué dans peu de temps avec toutes mes données. Je décide de glander au parc de la Tête d’Or pour me changer les idées…

Je reviens le soir dans mon trou du cul d’hôtel. Je décide de glander un peu… J’ai faim, je me lève pour aller voir le frigo en jetant un coup d’œil dehors (désolé pour les détails à la con). Alors qu’est-ce que je vais me faire… une omelette au jamb… Attends un peu là, c’étaient pas des gens dans ma voiture là ? Je reviens à la fenêtre : je vois 3 mecs en train de vider ma caisse et de démonter les roues. Ok, j’aime cette ville. Bon, les gars, ils ont des barres pour changer les roues, ils ont des crics et ptete d’autre trucs. Ok, mais moi j’ai aussi … une bonne poêle TEFAL, une bonne casserole, et un couteau à pain, ça peut le faire.

Non ok, ça le fait pas, j’appelle les flics. Après une partie de il court, il court le furet, une discussion super intéressante à minuit avec les flics du 3ème, j’appelle une dépanneuse, mon assurance, je mange, je me couche définitivement blasé de la vie. Les gars avaient crocheté la porte, coupé les fils de contact et avaient commencé à péter le neiman en sautant à pieds joint sur le volant, chouette.
Lundi matin, là ça devient dur. J’ai explosé mon forfait depuis longtemps (crise d’asphyxie quand j’ai reçu la note), j’ai plus de caisse, bientôt plus d’argent et plus de chambre. Je parviens quand même à prolonger mon séjour de 2 jours. Je cherche, je cherche…
Mon disque dur commence sérieusement à avoir du mal, et l’ordi plante régulièrement mais pas le temps pour ça (je viens d’enfoncer une touche de mon clavier tellement je regrette).
L’idée débile qui m’était passer par la tête s’était développée dans la nuit : je décide de monter ma propre colocation. On trouve encore pas de mal de grands apparts T2, T3 voire T4 de libre… A part que je risque de raquer un max au début, c’est financièrement la meilleure solution. Alors je me mets à chercher de grands apparts dans l’idée de faire une colocation à 2…ou 3.

Mercredi, mon disque dur claque pour de bon mais j’ai eu le temps de noter des coordonnées. Je dois rendre ma chambre le lendemain… mais pour ça, il me faut ma voiture ! Je pars au garage récupérer ma poubelle. J’ai du faire pitié au garagiste, il m’a montré comment redémarrer ma caisse comme un voleur : c’est chouette, plus besoin de clés !
Par contre, il m’a prévenu que le neiman était peut-être abimé et pourrait éventuellement bloqué la direction… pendant que je conduis par exemple… Sympa, ça tombe bien j’ai 1000 km à faire demain !
Je visite un tas d’apparts et je finis par TROUVER ! Un joli T3 assez neuf, 2 chambres, un salon, cuisine, loggia, chauffage au gaz, garage, à 10 min du métro/tram, un arrêt de bus à la porte, avec vue sur parc… Bon ok, ça sentait le choux et les murs avaient été refait au charbon de bois mais à part ça, c’était nikel. Je cours à l’agence, je le réserve (j’y croyais pas quand elle m’a dit « c’est bon, il est réservé »), je vide ma chambre à l’hôtel et je souffle un peu.

Seulement je dois monter un dossier de fou pour avoir les clés de l’appart, des textes de cautions à écrire de la main de mes parents… Je dois aussi passer au Mans faire un putain de justificatif de transfert d’université pour avoir ma carte d’étudiant à Lyon (j’ai qu’ça à foutre). Pour pimenter le tout, pendant toute cette période, mon père était à l’hôpital pour un double pontage au cœur… Je l’ai rejoint le week-end à Roscof où il faisait sa convalescence.
Suite au prochain épisode…

